je me sens comme un cocotier qui a vécu 5 mois en pleine tempête, mais quel heureux sentiment de se sentir toujours et encore debout malgré tout.Plus fragile que jamais. Mais encore là.
Je suis venue sur ce petit rocher chercher quelque chose, un signe, un espoir, la foi en la vie, en moi.
J'ai fait plus que cela j'ai même retrouvé mes racines, mes origines
J'ai retrouvé la foi et il ne me reste plus qu'à continuer mon pèlerinage.
Il semblerait que les mots patience/temps reviennent souvent.
OK.
Je vais arrêter de venir écrire dans cet espace. Il était fait pour parler du passé surtout.
Maintenant, il me faut guérir de tout ce qui a été dit ici. J'ai l'espoir que cela relève du possible, alors je veux me concentrer sur tout ce qu'il y a de positif en moi et autour de moi.
Et je pense que c'est espace ne l'est plus pour la bonne et simple raison que le passé est le passé. Tout cela est fini et pour être sûre de ne plus y être accrochée, je dois m'en éloigner le plus possible.
D'autant plus que mon inconscient est un tenace dictateur qui n'accepte toujours pas ce passé.
Alors bien sûr, j'aurai sûrement encore des luttes acharnées, mais aujourd'hui je sais que je ne suis plus seule. Je suis entourée de personnes que j'aime et qui me le rendent bien....Sûrement plus que je ne peux le ressentir ni même le voir. J'ai compris que je ne suis pas seule et que finalement je ne l'ai jamais été même au coeur de "l'enfer".
Je suis heureuse d'avoir compris cela !
Je tiens à remercier ceux et celles anonymes ou pas, encourageants ou silencieux qui m'ont soutenus de quelque manière que ce soit ici.
Je vous remercie du fond du coeur et vous souhaite tout le bonheur du monde
Je remercie ma famille si précieuse...Mes deux trésors et mon PC de continuer à me soutenir inconditionnellement. Je vous dois mon bonheur d'une certaine manière.
A mes amies....Elles se reconnaîtront, parce que ce qu'elles sont vraies. Vii de vrais petits anges terrestre. Merci merci merci.
Merci à Tous.
C'est de manière symbolique que je remets tous ces mots, ces ressentis, et ces souffrances à l'univers virtuel.
Qu'il les face voyager loin loin loin loin loin loin loin loin de moi....
25 avr. 2011
3 mars 2011
Plusieurs jours que je recommence à avoir des nausées et des vomissements.
Je fond comme neige au soleil.
J'ai deux mois pour trouver une solution.
J'ai froid et je n'arrive pas à me sortir d'une angine, sans compter que je me mets des coups un peu partout et que je ne passe pas loin du drame en explosant un verre dans mes mains.
J'ai inconsciemment envie de me faire du mal
Pourquoi c'est encore ainsi ??? Je ne comprends pas ce que me dit ce maudit corps.
Que veut-il ?
Pourquoi autant de souffrance encore ???
J'ai du être une horrible personne dans une autre vie pour payer dans celle-ci alors que j'en suis victime. Du moins j'en étais, mais JE NE LE SUIS PLUS !!!!
Je ne suis plus victime mais bien actrice de ma vie aujourd'hui, saine et sauve.
Alors pourquoi suis-je prise en otage par ce corps alors que mon âme monte et prend en sagesse.
On va m'aider. Pas un médecin ou un psy....Bien que la psychiatrie me re-guette parfois.
Des personnes avec des dons particuliers.
Je ne veux pas rentrer avec ces foutus syndromes de stress post-traumatiques.
J'irai voir un chamman au fin fond du trou de balle de cette planète s'il le faut...
Mais je ne veux plus que mes enfants m'entendent vomir lorsque je rentre !
Maintenant ça suffit ou tu marches ou tu crèves !
Je fond comme neige au soleil.
J'ai deux mois pour trouver une solution.
J'ai froid et je n'arrive pas à me sortir d'une angine, sans compter que je me mets des coups un peu partout et que je ne passe pas loin du drame en explosant un verre dans mes mains.
J'ai inconsciemment envie de me faire du mal
Pourquoi c'est encore ainsi ??? Je ne comprends pas ce que me dit ce maudit corps.
Que veut-il ?
Pourquoi autant de souffrance encore ???
J'ai du être une horrible personne dans une autre vie pour payer dans celle-ci alors que j'en suis victime. Du moins j'en étais, mais JE NE LE SUIS PLUS !!!!
Je ne suis plus victime mais bien actrice de ma vie aujourd'hui, saine et sauve.
Alors pourquoi suis-je prise en otage par ce corps alors que mon âme monte et prend en sagesse.
On va m'aider. Pas un médecin ou un psy....Bien que la psychiatrie me re-guette parfois.
Des personnes avec des dons particuliers.
Je ne veux pas rentrer avec ces foutus syndromes de stress post-traumatiques.
J'irai voir un chamman au fin fond du trou de balle de cette planète s'il le faut...
Mais je ne veux plus que mes enfants m'entendent vomir lorsque je rentre !
Maintenant ça suffit ou tu marches ou tu crèves !
26 janv. 2011
Je pense beaucoup à ma mère ces derrières semaines.
Oui ce réconfort, cette chaleur mêlée à l'humidité qui s'accroche à ma peau me fait un baume d'amour si doux et si sécurisant...Il me semble presque me souvenir, comme un moment de pure extase.
Que s'est-il passé pour que cette femme se désolidarise à ce point de moi sa propre fille...Toute cette haine incompréhensible, cette rage à mon encontre. Elle m'a détesté, méprisé, insulté, battue, harcelé. Comment une seule seconde j'aurai pu m'aimer après tout ce chaos.
j'ai tellement souffert de ce désamour et de sa violence sans jamais l'avoir exprimé que j'ai trouvé une façon bien à moi d'exprimer enfin toute ces douleurs passées.
Je me suis cassée le petit doigt du pied.
Une douleur atroce qui m'a obligé à pleurer de tout mon coeur pendant quelques jours...
Avec pour seuls réconforts, l'humidité, la chaleur et moi enfin, sentant bien que cette blessure n'était pas du qu'à une simple maladresse.
Oui ce réconfort, cette chaleur mêlée à l'humidité qui s'accroche à ma peau me fait un baume d'amour si doux et si sécurisant...Il me semble presque me souvenir, comme un moment de pure extase.
Que s'est-il passé pour que cette femme se désolidarise à ce point de moi sa propre fille...Toute cette haine incompréhensible, cette rage à mon encontre. Elle m'a détesté, méprisé, insulté, battue, harcelé. Comment une seule seconde j'aurai pu m'aimer après tout ce chaos.
j'ai tellement souffert de ce désamour et de sa violence sans jamais l'avoir exprimé que j'ai trouvé une façon bien à moi d'exprimer enfin toute ces douleurs passées.
Je me suis cassée le petit doigt du pied.
Une douleur atroce qui m'a obligé à pleurer de tout mon coeur pendant quelques jours...
Avec pour seuls réconforts, l'humidité, la chaleur et moi enfin, sentant bien que cette blessure n'était pas du qu'à une simple maladresse.
30 nov. 2010
Je viens d'en finir avec ce long déni tortueux.
Je vais sur mes quarante ans et j'ai passé toutes ces années avec la moitié de ma personnalité, amputée par le déni.
La résilience ne peut se mettre en marche qu'à partir du moment où tous les dénis sont levés d'après Boris cyrulnik.
Pour lui aussi j'étais porteuse d'une bombe a retardement ( "mourir de dire, la honte").
J'en avais plusieurs en moi et la dernière, la plus douloureuse à explosé cet été à propos de mon père.
C'est le moment que je choisis pour partir cinq mois.
Tout concorde, ça ne pouvait pas en être autrement !
Maintenant, je dois "travailler" sur ma résilience.
Je vais apprendre à découvrir qui je suis vraiment.
Ici, seule parce que loin des miens, de ceux que j'aime viscéralement.
Me reconstruire et aussi apprendre à m'aimer MOI-MÊME.
Je commence à entrevoir déjà, parce que je réalise l'éloignement, qu'il ne sert à rien de fuir. Je réalise que j'aurai toujours des démons qui viendront me tourmenter et c'est à moi ici ou là-bas de les combattre et cela sera le combat du restant de ma vie.
Cette vie que j'ai si peur de vivre...
Finalement, je n'ai appris que cela, vivre avec la peur
Je grelottais de froid chez moi. Je me croyais frileuse de ce climat hivernal qui me renvoie sûrement plus les douleurs passées, mais le comble c'est que je grelotte de froid ici aussi malgré les 29°C ambiants !!
En fait, ce n'est pas du climat dont je suis frileuse, mais bien de ma vie. Peur du lendemain, peur pour les miens, peur de vivre tout simplement !!
Je me moquais de moi-même le premier soir avec mon gros manteau d'hiver sur le dos, dans cet appart sous les tropiques.
Je me moquais au début, puis j'ai eu beaucoup de peine de voir combien mon être entier souffrait pour en arriver à une scène si surprenante.
Et pour la première fois, je ne me suis pas détestée, mais consolée.
Oui, il faut vraiment être cassée pour avoir froid alors que tout le monde est transpirant ici dans l'ailleurs meilleur.
Je n'ai plus eu honte et surtout je n'en suis plus en colère. Juste j'ai envie de me prendre dans les bras comme je le ferai pour un de mes petits qui a mal.
Me prendre dans les bras, me bercer et me donner de l'amour volontairement enfin.
Finalement la petite fille a accepté de se laisser aller...
Je ne pourrais jamais revenir en arrière, je n'aurais jamais d'enfance douce, sereine, remplie d'amour et de respect.
Mon enfance est tout le contraire et il faut que j'en fasse le deuil et aussi que j'intègre que le danger est passé. Derrière moi.
Tous ces monstres ne sont plus et ne pourront plus me faire de mal. Jamais. C'est fini, je ne suis plus en danger de mort.
Et pour ceux qui rôdent encore et essayent de me toucher, ça en est fini aussi.
J'ai enfin compris que si j'ai décidé d'être intouchable, je le serai, d'une manière ou d'une autre. Juste parce que je le veux.
Je vais sur mes quarante ans et j'ai passé toutes ces années avec la moitié de ma personnalité, amputée par le déni.
La résilience ne peut se mettre en marche qu'à partir du moment où tous les dénis sont levés d'après Boris cyrulnik.
Pour lui aussi j'étais porteuse d'une bombe a retardement ( "mourir de dire, la honte").
J'en avais plusieurs en moi et la dernière, la plus douloureuse à explosé cet été à propos de mon père.
C'est le moment que je choisis pour partir cinq mois.
Tout concorde, ça ne pouvait pas en être autrement !
Maintenant, je dois "travailler" sur ma résilience.
Je vais apprendre à découvrir qui je suis vraiment.
Ici, seule parce que loin des miens, de ceux que j'aime viscéralement.
Me reconstruire et aussi apprendre à m'aimer MOI-MÊME.
Je commence à entrevoir déjà, parce que je réalise l'éloignement, qu'il ne sert à rien de fuir. Je réalise que j'aurai toujours des démons qui viendront me tourmenter et c'est à moi ici ou là-bas de les combattre et cela sera le combat du restant de ma vie.
Cette vie que j'ai si peur de vivre...
Finalement, je n'ai appris que cela, vivre avec la peur
Je grelottais de froid chez moi. Je me croyais frileuse de ce climat hivernal qui me renvoie sûrement plus les douleurs passées, mais le comble c'est que je grelotte de froid ici aussi malgré les 29°C ambiants !!
En fait, ce n'est pas du climat dont je suis frileuse, mais bien de ma vie. Peur du lendemain, peur pour les miens, peur de vivre tout simplement !!
Je me moquais de moi-même le premier soir avec mon gros manteau d'hiver sur le dos, dans cet appart sous les tropiques.
Je me moquais au début, puis j'ai eu beaucoup de peine de voir combien mon être entier souffrait pour en arriver à une scène si surprenante.
Et pour la première fois, je ne me suis pas détestée, mais consolée.
Oui, il faut vraiment être cassée pour avoir froid alors que tout le monde est transpirant ici dans l'ailleurs meilleur.
Je n'ai plus eu honte et surtout je n'en suis plus en colère. Juste j'ai envie de me prendre dans les bras comme je le ferai pour un de mes petits qui a mal.
Me prendre dans les bras, me bercer et me donner de l'amour volontairement enfin.
Finalement la petite fille a accepté de se laisser aller...
Je ne pourrais jamais revenir en arrière, je n'aurais jamais d'enfance douce, sereine, remplie d'amour et de respect.
Mon enfance est tout le contraire et il faut que j'en fasse le deuil et aussi que j'intègre que le danger est passé. Derrière moi.
Tous ces monstres ne sont plus et ne pourront plus me faire de mal. Jamais. C'est fini, je ne suis plus en danger de mort.
Et pour ceux qui rôdent encore et essayent de me toucher, ça en est fini aussi.
J'ai enfin compris que si j'ai décidé d'être intouchable, je le serai, d'une manière ou d'une autre. Juste parce que je le veux.
19 nov. 2010

Je pars....
5 mois.
Loin de ceux que j'aime le plus au monde. Sans interruption.
Pourquoi je fais ça ? Comment je peux faire une chose pareille ? Moi.
Je n'en peux plus, je n'y arrive plus.
Ce froid qui me remet dans une torpeur que je connais trop bien. Cette dépression qui me hante.
J'ai eu beau essayer toutes les techniques possibles et imaginables et finalement RIEN ne marche.
Si je ne pars pas, ne fuis pas, je vais devoir me livrer dans un hôpital psy et demander à y être enfermée jusqu'à ce qu'ils me trouvent une solution et ne voudrais en sortir que lorsque tout sera fini.
Mais je sais pertinemment que personne là-bas ne pourra m'aider, au pire je m'enfoncerai à grands coups de médocs comme tous ceux qui y mettent les pieds.
Je n'ai plus envie de me donner la mort comme je me le suis promis, mais je n'ai pas plus envie de vivre non plus.
je croyais que le fait d'être sortie de ce long déni me rendrait la vie, mais finalement sortir du déni c'est pire. Car cela nous fait replonger dans toutes les angoisses les plus sombres.
On n'est pas un résilient en sortant du déni, loin de là. Pour être résilient il faut justement dépasser cette horreur, il faut retrouver la vie.
Ma fille, mes enfants m'ont "forcé" à vivre pour Eux. Ce n'est déjà pas si mal penseront certains, mais ce n'est pas une bonne raison non plus.
Ce n'est pas cela vivre et surtout c'est sûrement lourd à porter pour un enfant.
Peut-être pas pour l'instant, car des enfants de 5 et 9 ans sont rassurés par l'amour puissant d'une maman, mais un jour, plus tard, sûrement que cette façon d'aimer et de vivre sera trop étouffante et ils m'en voudront de n'avoir vu que par et pour eux. Pire me détesteront.
Alors je le fait.
Je pars, je coupe ce lien qui me maintien en vie et je vais voir qu'elles sont mes réelles ressources aujourd'hui. Je vais voir qui je suis vraiment.
Je vais voir où est passée la nénette forte, combative et avec une certaine rage de vivre.
Car je l'ai été a un certain moment, il l'a bien fallu pour construire tout ce que j'ai construit à l'aveugle.
Mais je n'ai plus l'impression de l'être, je ne profite plus des miens, je ne suis plus. Je suis juste la mère de ses deux adorables enfants et je me demande encore " mais c'est bien mes enfants ces deux petits si mignons, si parfaits, je suis capable de cela moi qui ne suis pas, qui ne suis rien...
Alors je pars dans ce soit disant ailleurs meilleur.
Cet endroit si chaud et si humide qui sûrement me renvoie au seul moment où je me suis sentie bien, aimée et en sécurité dans ma si courte enfance: le ventre de ma mère.
Parce que même si ma mère m'a dit un jour que j'étais un accident, moi je sais très bien que l'annonce de cette grossesse a changé le cours de sa vie...
Elle a pu attirer dans ses filets un homme séduisant et fiancé dont elle était éperdument amoureuse.
Et elle s'est échappée de l'emprise néfaste de son père qui n'a pu que la laisser vivre sa vie avec le père de son futur enfant.
Alors je suis persuadée que très souvent amoureusement elle caressait ce petit bidon tout rond avec un large sourire sur ses lèvres.
Je sais à présent que c'est cette sensation d'amour que me donne cette île si chaude et humide.
Et après ?
Cinq mois c'est long, la séparation avec mes amours et PC me sera tellement difficile qu'au bout d'autant de temps j'espère n'être plus qu'en apnée....et je reviendrai reprendre mon oxygène et la vie ICI auprès des miens, de ceux que j'aime. ENFIN, comme il se doit !
Me faire violence avec cette séparation
Me faire violence pour avancer
Mais aussi me faire violence, sans me détruire et avec un minimum de douceur avec cette destination qui me console et me rassure malgré moi et me donnera certainement plus d'avenir qu'un hôpital psychiatrique.
Me réparer et me retrouver.
Inch Allah
25 sept. 2010
J'ai besoin de partir ailleurs
L'année dernière juste après avoir appris que j'avais réservé mon billet pour aller dans mon ailleurs meilleur, tu m'as enregistré cette chanson soi disant par hasard.
Quand je l'ai écouté, j'ai souri, elle ne pouvait mieux exprimer tes sentiments. On aurait dit qu'elle avait été écrite pour Toi.
Je pensais même que tu cherchais à me toucher d'avantage à travers cette voix déchirante. Mais non, tu ne l'avais même pas pas écouté. Bluffant.
Aujourd'hui, on en est au même point.
C'est plus fort que moi, j'en suis désolée.
Quand je l'ai écouté, j'ai souri, elle ne pouvait mieux exprimer tes sentiments. On aurait dit qu'elle avait été écrite pour Toi.
Je pensais même que tu cherchais à me toucher d'avantage à travers cette voix déchirante. Mais non, tu ne l'avais même pas pas écouté. Bluffant.
Aujourd'hui, on en est au même point.
C'est plus fort que moi, j'en suis désolée.
Découvrez la playlist Nouvelle playlist avec Mano Solo
7 août 2010
Se saouler au...Pourquoi

Mon père n'est pas un héro.
Mon père a eu des gestes pervers envers moi.
Il a abusé de moi. De la confiance que j'avais en lui, de l'amour sans faille que je lui portais. De mon corps.
Je ne tape pas ses mots sans émotions....
mais ce n'est pas tant l'inceste qui me dérange mais bien mon attitude.
Je ne sais plus ce que je dois penser.
je me prends toujours une grosse claque quand on me demande POURQUOI je continue à le voir, à garder contact avec lui.
D'après ce que j'entends clairement aujourd'hui ce n'est pas une attitude normale.
Mais bon en même temps, je ne le suis pas....Normale.
Pas normal de garder contact avec l'homme qui vous a le plus déçu/meurtri/trahi.
Pas normal on me dit....Même s'il s'est excusé. Même si j'ai pardonné.
Pas normal de ressentir une telle compassion pour son bourreau.
Pourquoi je fais cela ?
Et en même temps, je ne me vois pas faire autrement...Je ne suis pas sûre d'être plus heureuse en coupant les ponts.
Il serait malheureux si je faisais une chose pareille, ce que je saurais pertinemment et par conséquent me rendrait aussi malheureuse.
Pourquoi c'est si choquant que cela ?
Je comprends que ça le soit, mais, pourquoi ça ne peut pas être non choquant aussi ?
Est-ce cette attitude qui ne me permettrait pas de trouver ce bonheur de vivre tant recherché ?
Pourquoi j'en doute ?
Pourquoi j'ai si peur de le rendre malheureux, alors que ce ne serait qu'une conséquence à ses terribles gestes d'adulte et de père responsable ?
Pourquoi je continue de le protéger lui ?
Je me souviens de ces maudits cours de catéchisme.
De cette histoire de Jésus Christ qui à la fois m'agaçait et me donnait de l'empathie pour ce pauvre petit Jésus qui le jour de sa crucification disait avant son dernier soupir " père pourquoi m'as tu abandonné ?". Malgré tout, après cela, il continuera à prêcher la bonne parole de son cher papa et ira se retrouver à sa droite.
Je me souviens d'avoir pensé que son père était un beau salopard de laisser son fils souffrir de la sorte, de l'offrir en pâture une bonne partie de sa vie, alors qu'il avait le pouvoir justement de l'aider à vivre heureux, du moins mieux.
Oui bon, pour délivrer un message. Mais valait-il la peine de sacrifier une bonne âme, son fils en l'occurrence pour cela ?
Je me souviens avoir détesté Dieu, l'avoir mis de côté pour presque l'oublier dans cette histoire par "justice" pour sa non assistance.
Alors pourquoi je n'ai pas détesté mon père ? Pourquoi ne pas le mettre de côté aujourd'hui ?
"Parfois, il est bien que certaines branches de l'arbre tombent"...
Je ne lui doit rien c'est vrai, mais c'est plus fort que moi. Et lorsque j'ai eu ma mère au téléphone, je n'ai pas pu m'empêcher de lui demander comment il avait réagit au fait que je ne viendrai pas cet été. Et sa réponse m'a fait tellement de peine que j'ai envisagé un instant changer d'avis....POURQUOI !!??
Pourquoi quand je l'ai eu plus tard et qu'il m'a demandé de sa voix la plus douce et inquiète " mais vous viendrez quand même à Noël ?", je lui ai répondu " oui j'espère".
Pourquoi j'espère ? Pour lui ? Et pourquoi pour lui ???
Pourquoi j'ai si peur de l'abandonner alors que lui l'a déjà fait à sa manière ?
Je me saoule moi même. Il faut le faire !
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